Énergie, énergie, quand tu nous comprimes
le porte-monnaie. Comment allez-vous en ce début de printemps,
déguisé en hiver que l'on a pas eu ? En faisant vos
bilans pour vos impôts vous avez calculé avec discipline
vos coûts de chauffage de l'année dernière ? Et
vous vous questionnez encore à savoir comment faire pour que
ça coûte moins cher ? Vous êtes à l'électricité
avec des vieilles plinthes murales et un vieux thermostat! Youououoh!
Nous sommes en l'an 2002 et vous gaspillez votre précieux fric $$.
Petit historique: lorsque le Québec a voulu devenir
les Arabes de l'électricité, il a construit des barrages
et des barrages. Il a surtout convaincu ses bons citoyens de l'utiliser
beaucoup et à toutes les sauces. Par après les citoyens
ont trouvé l'idée intéressante, la crise du pétrole
de 1970 ayant fini de les convaincre. Bon et puis quoi ? J'y arrive.
Malgré que cette source propre et renouvelable existe en quantité
industrielle, le consommateur moyen devrait payer plus de 55 cents/litre
d'huile pour approcher le prix du courant. Même dans les pires
mois de l'énergivore hiver 2000-2001, là où les
prix se sont baladés à de hauts niveaux, ces sommets
n'ont pas été atteints.
Et cette différence ne se résorbera pas.
Pas avec l'ouverture des marchés américains et l'exportation
massive de kilowatts vers nos voisins du sud affamés d'énergie.
Statistiquement un new-yorkais paie 376$ pour 1,000 kilowatt/mois,
pendant qu'un québecois en paye100$ (comparaison
des prix). Ce qui va garder la pression à la hausse sur
nos prix locaux.
Et pour cela chers amis bouffeurs de kilo joules, kilowatts
et BTU, une des opinions dont j'aimerais vous faire partager est celle-ci :
si vous voulez absolument demeurer au chauffage électrique,
alors rapidement, un ou des thermostats programmables électroniques
ça vous prend. Foutez-moi dehors tous ces vieux thermostats
qu'on appelle : à fonctionnement bimétal. Ils sont
imprécis, avec des dérives de plus de 10 % du point
de consignes. Vous savez ces impressions d'avoir trop chaud ou trop
froid? C'est dû au fait que le bidule dit à votre calorifère
(admettons qu'il est ajuster à 21°C) : "écoute
vieux tu vas commencer à chauffer à 19 °C et
tu vas t'arrêter à 23°C). Et ça c'est si le
bidule a encore sa précision initiale du moment ou il a été
installé. Ce dont on peut douter.
Son compère de nouvelle génération
réagit au dixième de degré près, instantanément
et de plus il a la particularité de fonctionner comme un potentiomètre.
Vous allez comprendre. Le thermostat envoie un signal d'opération
à sa plinthe en lui disant: "écoute mon vieux, il faut
chauffer mais pas la pédale au fond, on va y aller avec 10
% de la capacité pour les 5 premières minutes, et si
on a pas atteint le point de consigne, on rehausse de 10% et ainsi
de suite jusqu'à ce que l'on atteigne le 21 °C. Ensuite
on arrête tout ça, pas à 23 °C mais à 21.1 °C.
De plus le thermostat a un autre tour dans son sac. Il
contrôle selon des plages horaires ajustables. La nuit lorsque
vous êtes collés tout contre votre douce et tendre moitié,
le thermostat dit à ses copines les plinthes: " bien chères
amies, cette nuit le point de consigne est de 18 °C " et
ainsi de suite. Alors chaque lieu de la maison est contrôlé
avec une efficacité maximum. Ainsi tant qu'à vouloir
continuer de s'approvisionner en énergie la plus chère,
le principe demeure le même, en consommer le moins possible
et laisser Hydro-Québec la vendre 22 cents le kilowatt aux
américains au lieu de 6.1 cents le kilowatt à nous.
Dans un prochain texte nous regarderons de plus près
les différentes plinthes électriques mais en attendant,
il faut veiller à ce que ces plinthes ne soient pas à
l'arrière d'un meuble et avec les ailettes bourrées
de poussières et des restes des petits bonhommes de vos enfants
lorsqu'ils avaient 3 ans. Si vous voulez que ça chauffe, il
faut que l'air circule. Alors des plinthes propres non obstruées
et des thermostats efficaces, sont deux éléments primordiaux
d'une efficacité accrue.