Dans tous les moments où votre consommation tournera
autour des choses dites énergétiques (y compris dans
votre vie de couple car deux personnes assises à un bureau
en dégagent 350 à l'heure) ces trois lettres reviendront
toujours obliger une réflexion. Que ce soit pour le chauffage,
la climatisation, la consommation d'électricité ou la
fournaise le terme BTU reviendra toujours pour affirmer et mesurer
la quantité d'énergie consommée. Et c'est là
tout le fondement même des théories de thermodynamiques
contemporaines, cette unité fétiche et primordiale:
le BTU.
Mais d'où vient-il ce foutu BTU. Au début
de l'ère industriel, les gens se sont interrogés sur
ce que la matière faisait et comment interpréter les
variantes des différents états. Lavoisier en France
(1743-1794) fut l'un des premiers et des plus importants scientifiques
à s'être aperçus que fondre du bronze et faire
bouillir de l'eau ne prenait pas du toute la même quantité
de charbon ou de bois pour alimenter le feu servant à faire
ces changements d'états. Et comme tout bons humains qu'ils
étaient, les scientifiques ont alors décidé de
définir cette énergie nécessaire, plutôt
cette quantité d'énergie nécessaire.
Et là, quelques têtes fortes qui pensaient
à autres choses que faire la guerre, décidèrent
d'inventer une mesure à partir d'une livre d'eau et d'un degré
Fahrenheit. Ces très chers postulèrent que d'élever
de 1°F. une livre d'eau, de 59°F. à 60°F. égale
1 BTU.
Alors si vous avez un appareil de fenêtre de 10
000 BTU/heure, cette machine, si elle faisait autre chose que climatiser,
pourrait théoriquement élever 100 gallons d'eau de 10
degrés F. puisque 1 gallon d'eau = 10 livres. Ça
c'est pour les amateurs de chiffres.
Comme les Français ont toujours rivalisé
avec les Anglais depuis fort longtemps, ils créèrent
leurs propres unités. Ils introduirent la calorie qui signifiait
la quantité de chaleur nécessaire pour élever
1 gramme d'eau de 14.5° Celsius à 15.5° Celsius.
Ils s'entendirent aussi sur le fait que :
1 BTU = 1055 joules
1 BTU = 252 calories
1 calorie = 4 186 Joules
À partir de ces deux unités tout est calculé
et calculable et toutes les factures de votre consommation énergétique
tournent autour de ces deux concepts.
Alors le gallons de mazout pour votre fournaise a une capacité
de 220,000 BTU. Si votre fournaise a un taux d'efficacité de
70 %, à chaque gallon utilisé 154 000 BTU font le travail
et 66 000 BTU s'échappent par la cheminée. C'est dur
sur le porte-monnaie!
Par la suite, tout a été converti en Kilowatt/heure
avec les équivalents en puissance qui se parlent le même
langage. Alors si nous revenons à notre appareil de climatisation
:
10 000 BTU/heure X 1055 joules/BTU = 10 550 000 Joules
La puissance nécessaire en consommation électrique :
Considérant que 3600 Joules = 1 Watt, 10 550 000 Joules = 2930
Watts, donc 2,93 Kilowatts/heures.
Le site de la SCHL contient les équivalents et
les calculs pour les économies de BTU pour toutes les autres
unités. Ainsi si vous aimez faire des petits calculs, ne vous
énervez pas. Le reste demeure des multiples de 10 ou de 1000
(kilojoules) ou de 1 million (gigajoule).
Petit lexique
Le joule est l'unité d'énergie du système
international d'unités (unité SI). Cette unité
a été nommée en l'honneur de James Prescott Joule,
physicien britannique du 19e siècle. Il détermina l'équivalent
mécanique de la calorie au cours de ses expériences.
Cet équivalent fut nommé en son honneur.
Unité thermale britannique (BTU)
Le BTU est défini de façon similaire à
la calorie, mais en utilisant plutôt les unités de mesure
britanniques. Ainsi, un BTU correspond à l'énergie nécessaire
pour augmenter la température d'une livre d'eau de 1°F,
soit 1055 Joules. Cette unité est encore utilisée pour
mesurer l'énergie produite par les dispositifs alimentés
au gaz, dont les barbecues et les fournaises.
La calorie est une ancienne unité de mesure exprimant
une quantité de chaleur (de calor en latin). Elle est définie
comme étant la quantité d'énergie que l'on doit
fournir à un gramme d'eau pour que sa température passe
de 15 °Celsius à 16 °Celsius, et ce, à pression
normale. Elle n'est plus utilisée.
Je vous dirais que ça fait une soupe assez épaisse
de chiffres et d'unités mais somme toute compréhensible,
alors avec les canicules estivales vous serez en mesure d'interpréter
vos dépenses de climatisations.