Pendant que la planète se voyait dépérir,
au sommet de la terre de Johannesburg, on forçait de tout bord
tout côté pour faire approuver et appliquer le protocole
de Kyoto. L'été qui se termine nous souligne de façon
fort limpide qu'effectivement les étés sont de plus
en plus chauds.
Le Canada hésite à cause du million de barils
par jours que l'Alberta extrait des sables bitumineux. Nous, citoyens
consommateurs d'énergie, comprenons un peu à distance
les enjeux.
Alors allons-y au plus simple, laissons la géopolitique
et la macro-économie à d'autres. Nous, on s'occupe de
la base : Notre fournaise au mazout, notre bonne vielle fournaise
qui nous garde au chaud lorsque l'hiver nous frigorifie.
Trois éléments entrent en ligne de compte:
la combustion, l'eau de chauffage, et le mazout.
La combustion
Il faut faire une vérification de l'état
général du foyer de la fournaise, nettoyer les plaques
déflecteurs qui permettent à la flamme de passer par
deux ou trois détours à l'intérieur pour laisser
le plus de chaleur possible avant de prendre la sortie de la cheminée.
L'accumulation de suie et le manque d'entretien peuvent interférer
comme isolant et forcer une consommation supérieure et inutile
de "jus à effet de serre" (mazout).
De plus il y a toujours un peu de SO2
(souffre), ce grand responsable des pluies acides, dans les produits
de combustion.
L'eau de chauffage
Pour les systèmes à circulation d'eau, une
vidange du circuit n'est absolument pas nécessaire à
chaque année, bien au contraire. La nouvelle eau contient plus
d'oxygène, ce qui fait corroder les tuyaux. En même temps,
l'air qui reste coincé dans les endroits ou les serpentins
sont plus isolés empêche ceux-ci de fonctionner. Aussi
n'oublions pas le circulateur (la pompe). Une petite goutte d'huile
au moteur et à la pompe est de mise.
De plus il faut veiller à ce que le régulateur
de pression d'eau ne fasse pas des siennes et qu'il tienne bel et
bien les pressions requises. Sinon la pompe force et s'use prématurément.
Pour un chauffage domestique on parle de pression entre 10 et 25 livres/po2
(de 60 à 160 Kpa).
Le mazout
Il faut absolument faire effectuer une bonne vérification
et un entretien préventif sérieux. Je m'explique. L'entretien
commence à partir du réservoir en passant par le changement
de filtre à l'huile, en suivant la ligne jusqu'au brûleur
où là, les bricoleurs d'occasion devraient s'abstenir.
Le brûleur fait le mélange huile/air pour
une combustion maximale et performante. Plus cet instrument est bien
ajusté, plus la petite pompe à l'huile délivre
le mazout avec fluidité et sans restriction et plus le ventilateur
du brûleur apporte le juste volume d'air pour un parfait équilibre
du mélange. Ainsi on produit moins de gaz à effet de
serre parce qu'on consomme moins de jus.
Ne jouez jamais à l'apprenti sorcier avec cet équipement.
Un mauvais ajustement peut créer plus de co2 que normale et
peut tout simplement être mortel pour une personne qui dormirait
dans un sous-sol non loin de la fournaise.
Naturellement il y a plusieurs sortes de brûleurs.
Si vous pensez que celui-ci est d'un type ancien, parlez-en à
la personne responsable de l'entretien de l'appareil. Les variations
d'efficacité sont quand même assez importante entre différentes
générations de brûleurs.
Alors bon automne! Surtout continuons à poser ces
petits gestes simples. Nous aurons, comme citoyen, déjà
fait plus que ce que Kyoto demande à nos fournaises. C'est
une petite goutte mais au moins elle ne s'ajoute pas au grand bassin
de l'ignorance et de l'indifférence. À titre d'informations
je vous conseille l'excellent site de Radio-canada.