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Substituts au bois traité à l'arsenic
Par : Luc Dethier, biologiste Collège Montmorency et André Fauteux,
Magazine La Maison du 21e siècle

  Le gouvernement américain a récemment reconnu que les enfants qui touchent souvent au bois traité à l’arséniate de cuivre chromaté (ACC) courent un plus grand risque de cancer du poumon et de la vessie. Santé Canada recommande de le sceller annuellement ou aux deux ans à l’aide d’une teinture pénétrante. La Maison du 21e siècle recommande la teinture à l’huile pénétrante à base d’eau de marque Sansin, mais il faut d’abord laver à haute pression le bois traité. Enfin, l’an dernier, des experts floridiens ont découvert que le sol est souvent hautement contaminé sous les équipements de bois traité à l’ACC et qu’après dix ans, ce bois libère encore plus d’arsenic et de chrome cancérogènes dans l’environnement. Les fabricants canado-américains ont d’ailleurs volontairement accepté de cesser l’usage de l’ACC au plus tard le 31 décembre 2003, mais certains détaillants dont Rona comptent en acheter jusqu’à la dernière minute et vendre le reste en 2004. C’est d’ailleurs pourquoi l’état du Maine vient d’interdire l’achat de bois traité à l’ACC dès le mois d’octobre et sa vente à partir d’avril 2004.

  Comme l’industrie du bois traité chimiquement sous pression a fait des ventes de 600 millions de dollars au Canada en 1999, la concurrence est vive dans le domaine des solutions de rechange, qui sont nombreuses.

  Précisons d’abord qu’il est évident que, pour toutes les structures en contact avec le sol ou l’eau, l’utilisation de matériaux qui ne se décomposent pas ou le font très lentement, est idéale car les conditions humides favorisent le développement de champignons et bactéries dégradant le bois. Les fourmis charpentières peuvent parfois creuser des galeries dans le bois, mais on peut les combattre en utilisant des produits écologiques très efficaces, par exemple à base de borate.

  D’une façon générale, une simple teinture ou peinture appliquée régulièrement aux 2 ans ou 5 ans, selon le produit utilisé, ainsi que le degré d’exposition du bois à l’humidité et au soleil, protège convenablement le bois contre la pourriture.

  Voici un portrait des solutions de rechange pour les applications en contact avec le sol ou une humidité importante.

Bois traité sans arsenic

  Bois traité à l’ACQ (CAQ en français, pour cuivre à l’ammoniac quaternaire, dont la marque Pro Nature de Goodfellow) :

  Principal produit de remplacement du bois traité à l’ACC, on s’attend à ce qu’il accapare 80 % du marché. Plus sécuritaire pour les enfants, sans arsenic ni chrome cancérogènes, ce bois contient par contre un fongicide contre les champignons résistants au cuivre. Comme l’ACQ est corrosif, il faut utiliser des clous et des vis en acier inoxydable, plus dispendieux. D’un marchand à l’autre, le surcoût de ce bois traité est de zéro chez Home Depot à 30 % ailleurs. Dans les Laurentides, BMR Eugène Monette le vend à 6 $ pour une planche de 1 1/4’’ x 6’’ x 8’ (été 2003).

  Bois traité au cuivre et azole (CA traité et vendu sous le nom Stormwood par Weyerhaueser ou Wolmanized Natural Select de Arch Wood Protection) :

  Ce produit serait un peu moins efficace et dispendieux que le bois traité à l’ACQ. Il pourrait cependant très bien faire l’affaire pour des structures non en contact avec le sol ni les plans d’eau. À la fin mai, chez Rona Riopel à Sainte- Adèle, il coûtait plus cher que l’ACQ de chez BMR : 6,62$ la planche de 1 1/4’’ x 6’’ par huit pieds, comparativement à 4,98 $ pour le bois traité à l’arsenic, encore en vente chez Rona.

  Fait important à noter, comme ils contiennent environ trois fois plus de cuivre algicide que l’ACC, ces traitements au cuivre sont moins recommandable pour les quais et autres structures en contact avec les plans d’eau. « Les animaux aquatiques sont plus sensibles au cuivre qu’à l’arsenic, alors le bois traité à l’ACC est en fait plus écologique pour les usages au bord de l’eau », expliquait au quotidien Daily Press, de Newport en Viriginie, Huck DeVenzio, responsable du marketing et des communications chez Arch Wood Protection. Récemment, celui-ci nous précisait : « Nous attendons les résultats définitifs, mais des études sur divers produits connexes ont démontré qu’ils n’affectait pas les terres humides ni ne tuait les espèces animales dans les eaux autour des structures de bois traité. »

Bois traité à la maison

  Les laboratoires du département d’agriculture et foresterie des États-Unis ont conçu une recette maison qui lessivera pas mal de produits toxiques dans l’environnement et qui est idéale pour les utilisations hors sol. La voici :
  faire fondre une once de cire paraffine dans un bainmarie. Ne pas chauffer au-dessus d’une flamme vive. Simultanément, placer avec précaution un peu moins qu’un gallon de solvant (alcool minéral, solvant à peinture ou térébenthine à la température de la pièce) dans un récipient. Ensuite, ajoutez lentement la paraffine au solvant et brassez vigoureusement. Ajouter trois tasses de vernis pour l’extérieur ou 1,5 tasse d’huile de graine de lin au mélange. Mélanger jusqu’à ce que les ingrédients soient bien intégrés. Une fois refroidi, vous pouvez l’étendre sur le bois ou le tremper dedans.

  D’autres produits peuvent être préparés à la maison, tel le LifeTime, présenté dans cette revue en juin 2000. Inventé en Scandinavie il y a 60 ans, c’est un traitement 100% naturel et non toxique protégeant le bois à vie contre la pourriture. LifeTime est une poudre à base de plantes et de minéraux que l’on dissout dans l’eau avant de l’appliquer au pinceau ou au rouleau. Des tests indépendants faits chez Norwest Labs, d’Edmonton, ont conclu que le produit ne laisse aucun résidu toxique dans l’eau ni dans le sol. Avec une seule application à vie, ce traitement n’exige aucun entretien et il permet au bois de respirer et d’être teint, selon son fabricant canadien, Valhalla Wood Preservatives. Le produit peut être appliqué jusqu’à une température extérieure de 0° C et la poudre peut être entreposée indéfiniment. Moins cher que les agents de conservation chimiques, il serait également plus performant selon son fabricant, car il migre dans les parties du bois non traitées lorsque le bois fend au soleil. Ce produit est distribué au Québec par la compagnie À fleur d’eau (voir nos contacts à la fin du dossier).

  D’autres produits sont également disponibles sur le marché comme l’huile de teck, le cuivre et bore, etc.

Bois traité à la chaleur

Le traitement Perdure foncit le bois.
  Le groupe Lebel, de Rivière-du-Loup, travaille présentement au développement d’un bois pour différentes applications extérieures totalement écologi-que. Fabriqué selon le procédé français Perdure, acquis par des gens d’affaire de Jonquière, Dream- Wood, marque de commerce du nouveau bois Lebel, ne contient aucun agent chimique ajouté. Le groupe Lebel a acheté des fours dans lesquels on chauffe le bois à haute température (230° Celsius en moyenne) pendant six à douze heures selon l’essence. « Cette technique possède l’avantage de stabiliser le bois, en plus de le rendre non désirable pour les organismes nuisibles », explique Stéphane Pitre, vice-président ventes et marketing, division bois traité. « Sa durabilité égalera et dépassera celle du cèdre rouge de l’Ouest », poursuit monsieur Pitre. Le bois écologique DreamWood peut être recouvert d’une teinture à base de résines de bois ne contenant aucun produit pétrolier et n’utilisant que l’eau comme solvant. Celle-ci devrait être mise en marché en même temps que le bois.

Le bois Dreamwood est traité
à la chaleur selon le procédé
français Perdure, acquis
par des Québécois.

  Si le bois écologique DreamWood n’est pas protégé, il grisonnera avec le temps, comme tout autre bois traité de façon conventionnelle. Mais ce qui fait la beauté de ce produit, c’est qu’il possède la même couleur d’un bord à l’autre. Ce qui veut dire qu’un simple arrosage à pression avec de l’eau lui redonnera son teint naturel. Le prix de vente se rapprochera sensiblement de celui du cèdre rouge. Pour ceux qui s’impatientent de voir ce nouveau produit, nous avons appris que les premières planches devraient être mises en vente au cours de l’été, mais il faudra attendre au printemps 2004 pour une distribution à grande échelle de cette nouvelle génération de bois totalement écologique.

Résistance naturelle

D’après le Laboratoire américain des forêts, quatre espèces de bois ont une résistance exceptionnelle : l’if occidental, l’osage orange, le mûrier rouge et le robinier. Les espèces suivantes sont également durables : le cyprès chauve, le catalpa, les cèdres, le cerisier noir, le châtaignier, le cyprès d’Arizona, le genévrier, le prosopis, le chêne blanc, le séquoia, le sassafras officinal et le noyer noir. À noter que des espèces telles le cèdre rouge, le cerisier, le cyprès chauve, le noyer et le séquoia sont surexploitées. Toujours exiger que ce bois soit certifié FSC ou CSA comme provenant de forêts gérées durablement.

  Voyons maintenant les essences les plus couramment utilisées au Québec.

Cèdre rouge de l’Ouest (Thuya picata)
  Le cèdre rouge de l’Ouest, ou « thuya géant » de son nom français, est un conifère qui pousse dans les forêts humides de la Colombie- Britannique. C’est un arbre qui vit plusieurs centaines d’années et pourrit très lentement. Il arrive de voir en forêt des cèdres rouges de deux à trois mètres de diamètre qui, lors de tempêtes de vent, se font déraciner et tombent sur le coté sur un sol couvert de fougères. Comme un côté du tronc dépasse les fougères et est au soleil, il arrive souvent que de jeunes arbres s’y implantent. Le plus surprenant, c’est de voir des arbres centenaires dressés sur ces troncs non décomposés après cent ans !

  Le cèdre rouge est plus résistant et plus durable que le bois traité chimiquement. Il est donc évident que c’est une essence d’arbre idéale pour une utilisation extérieure et même dans le sol ou dans l’eau. Il a l’avantage aussi d’être léger, mais il est un peu moins robuste que le pin. Cependant, les forêts de cèdre rouge sont menacées par la surcoupe et cette essence coûte deux fois plus cher à l’achat que le bois traité à l’ACC. Par contre, l’érection d’une structure ne coûtera que de 30 à 60 % plus cher, car le coût de la main-d’oeuvre est le même, peu importe le genre de bois utilisé.

  Si aucune protection n’est appliquée sur le cèdre rouge, il grisonnera avec le temps. Mais il est facile de le ramener à sa superbe teinte rougeâtre originale en le brossant avec une laine d’acier et du vinaigre.

Cèdre du Canada (Thuya occidentalis)

  Ce cèdre blanc de l’Est pousse dans nos forêts canadiennes et québécoises. Il atteint rarement plus d’un mètre de diamètre. C’est un bois qui se défend très bien contre les champignons et bactéries sans l’aide d’un agent de conservation, comme le démontrent des maisons de billots bicentenaires et en bon état. Il est naturellement presque aussi durable que le bois traité chimiquement selon les règles de l’art.

  Le cèdre de l’Est n’est pas aussi résistant que son cousin de l’Ouest, mais il a longtemps été utilisé par nos ancêtres pour faire des piquets et des clôtures que nous pouvons encore admirer aujourd’hui. Son prix est généralement comparable à celui du pin traité, surtout si on l’achète directement d’une scierie telle celle des Produits forestiers MDR de Sainte-Adèle.

Meubles fabriqués au Québec
en jatoba, bois tropical de forêt
indienne bien gérée.
www.cledesbois.com

Cyprès jaune (Chamaesiparis nootkatensis)
  Également de l’Ouest, presque aussi résistant que le cèdre rouge, quoique plus coûteux. Il se vend généralement huit fois le prix du bois traité à l’ACC. Souvent utilisé pour les meubles extérieurs.

Pruche (Tsuga canadensis)
  Plus résistant à la pourriture que le pin, mais moins résistant que le cèdre du Canada ou le bois traité à l’ACC, il peut quand même être utilisé pour des situations hors sol. Sa teinte est brune. Son prix est généralement plus bas que celui du bois traité.

Teck de Birmanie (Tectona grandis)
  Extrêmement durable et résistant aux intempéries, il peut demeurer des centaines d’années à l’extérieur sans être traité. Évidemment plus beau si enduit d’huile annuellement. Son prix est tout aussi extraordinaire, soit environ vingt fois plus élevé que le bois traité à l’ACC ! Également utilisé surtout pour confectionner des meubles.

Ipé (Tabebuia serratifolia)
  Bois brésilien doté d’une solidité et d’une durabilité impressionnantes, il possède une teinte brun foncé presque noire. Populaire pour les terrasses et les bancs de parc, car il est pratiquement impossible d’y graver un graffiti ! Assemblage plus long, car il est impossible de le visser sans percer des trous au préalable. Très lourd et très coûteux : huit fois plus cher que le bois traité à l’ACC.

Plastique recyclé

  Il existe plusieurs fournisseurs de pièces de plastique recyclé, ce qui est préférable à l’enfouissement ou à l’incinération. Étant souple, il est généralement combiné à une structure métallique.

Kemf
  Un produit très intéressant car très résistant et pratiquement sans entretien, le plastique recyclé Kemf peut être utilisé pour des quais, des terrasses, des allées, des promenades, des marches, de même que pour des murets ou des tables à pique-nique. Environ quatre fois plus cher que le bois traité à l’ACC. Contrairement aux autres entreprises, la compagnie Kemf offre des pièces de format très variable du 2” x 4’’ au 12” x 12’’, mais le distributeur suggère d’utiliser des pièces structurales plus courtes, tel un poteau 4” x 4’’ d’un mètre de longueur comme patte de belvédère.

Re-Source
Le plastique recyclé Re-Source.
  Offert dans sept différentes couleurs, ce produit fabriqué par Plastival est aussi en plastique (bouteilles de lave-vitre en polyéthylène haute densité) 100 % recyclé. Il est garanti vingt ans. Ce produit est offert sous quelques formes différentes, dont des planches embouvetées. Les vis #6 de 1 1/4pouce ou les clous à finir de 2 pouces, en acier galvanisé, sont utilisés pour l’installation, de même que les mêmes outils que pour la pose du bois. Cependant, Plastival n’offre pas de solives en plastique recyclé. Il suggère de poser des solives de bois ou d’acier aux 12 pouces plutôt qu’aux 16 pouces, ce qui réduit les coûts en permettant d’utiliser des planches Re-Source de 3/4 pouce d’épaisseur plutôt que d’un pouce. Selon l’épaisseur, ce matériau coûte de deux à quatre fois plus cher que le bois traité à l’ACC, soit en moyenne 2,70 $ le pied linéaire pour une largeur de 6 3/4 “ d’épaisseur. Comme il se contracte au froid et prend de l’expansion à la chaleur, on devra laisser un quart de pouce de jeu à chaque bout si on le pose entre deux colonnes par temps froid.

Perma-deck
  Fabriqué par la compagnie québécoise Cascades Re-Plast, le Perma-deck est un produit 100 % recyclé fait de retailles d’usines, notamment de polyéthylène et de polypropylène, ce dernier lui conférant une plus grande rigidité diminuant son coefficient d’expansion. Garanti 25 ans, il ne se fendille pas et ne pourrit pas. Il résiste à peu près à tout : humidité, sel, huiles, produits chimiques, bactéries, insectes et même aux rayons ultraviolets. Peut être travaillé, vissé, scié et sablé tout comme le bois. Vendu dans plusieurs formats, dont le 1’’ x 6’’ embouveté, 2’’ x 6’’ et 2’’ x 10’’, à bout arrondi pour les marches ou non. Non structurel. Quatre couleurs sont offertes. De 2,75 $ à 3 $ le pied linéaire.

Trex

  Issu d’un mélange de plastique recyclé et de fragments de bois recyclé, ce matériau ne requiert aucun entretien, ne craque pas, ne provoque pas d’échardes et résiste aux moisissures et aux insectes, sauf aux termites. Son volume est stable, peu importent les écarts de température, et la surface n’est pas glissante lorsque mouillée. Le Trex se travaille comme le bois, il peut même être peint ou teint. S’il résiste aux rayons ultraviolets à long terme, sa couleur pâlit cependant, surtout la première année. La compagnie offre maintenant, pour le choix des couleurs, des échantillons qui ont subi le changement d’une année d’exposition. Les teintes de gris changent moins que les bruns. Le matériel est entre deux et trois fois plus coûteux que le bois traité à l’ACC. Comme le prix de la main-d’oeuvre est le plus important lors de la réalisation, le surcoût une fois installé par un professionnel est de 50 %, par exemple 3400 $ pour une petite terrasse au lieu de 2300 $ avec du bois traité.

Le vinyle (PVC)

  Fabriqué entre autres par Plastival, le PVC (polychlorure de vinyle) est l’une des plus anciennes et plus importantes matières plastiques, la première production remontant à 1913. Le PVC est un polymère obtenu par addition, bout à bout, de molécules de chlorure de vinyle composées de carbone, d’hydrogène et de chlore. Le PVC est composé à 57 % de sel naturel (chlorure de sodium) et à 43 % de dérivés du pétrole.

  Nous suggérons d’utiliser les matériaux de plastiques recyclés plutôt que le PVC, qui est rarement recyclé. Pourquoi utiliser du pétrole pour fabriquer plus de plastique, alors qu’on pourrait réutiliser les plastiques déjà fabriqués ? D’autant plus que la production et l’éventuelle combustion du PVC génèrent des quantités appréciables de dioxines très toxiques.

  Plusieurs compagnies offrent d’autres types de produits en PVC, dont des gaines couvre-poteaux pour recouvrir les structures en bois.. Ces matériaux sont en moyenne cinq fois plus chers que le bois traité à l’ACC. Comme c’est un matériau souple qui ramollit au soleil, il n’y a pas de 4" x 4" en PVC.


Ressources :
Durabilité du bois (Conseil canadien du bois et laboratoire Forintek) :
www.durable-wood.com/faqs/t_general.php?lang=fr

Environnement Canada :
www.ec.gc.ca/

Langevin-Forest, les spécialistes du bois :
(514) 322-9330

Produits écologiques intéressants :
À fleur d’eau (traitement LifeTime) :
(450) 248-7008
www.afleurdeau.qc.ca

Envirospec (teinture Sansin) :
(514) 397-4062

Groupe Lebel (bois chauffé Dreamwood) :
(450) 922-0506
www.perdure.com

Produits forestiers MDR (cèdre blanc) :
(450) 229-3081

Weyerhauser (cèdre rouge de l’Ouest) :
(514) 366-2100 www.cedarone.com

Plastiques recyclés :
Matériaux Re-Source Rive-nord :
(450) 621-9367

Kemf :
(450) 923-4812 www.kemf.ca/fr/

Cascades Re-Plast :
1 888 313-2440 www.perma-deck.com

Trex : www.trex.com

Luc Dethier, biologiste Collège Montmorency
André Fauteux,
Magazine La Maison du 21e siècle (été 2003)
www.21esiecle.qc.ca
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