Avec
l'arrivée de la saison froide, l'Association provinciale des
constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) rappelle ses
recommandations aux propriétaires d'habitations quant à
l'utilisation de sels de déglaçage afin d'éviter
que la surface des balcons en béton ne s'écaille ou
ne s'effrite.
Restrictions des fabricants
Plusieurs centres de distribution de matériaux
vendent souvent des sels de déglaçage sans faire de
mise en garde concernant leurs effets néfastes sur les dalles
et balcons en béton. Les restrictions des fabricants sont très
importantes, c'est pourquoi il est essentiel de lire le mode d'utilisation
attentivement, et ce, bien qu'il soit fort simple de saupoudrer le
produit sur la surface. Les fabricants de sels de déglaçage
avisent clairement les consommateurs de ne pas utiliser leurs produits
sur de nouvelles surfaces de béton. Le béton utilisé
pour la coulée des balcons et trottoirs est assujetti à
des règles contenues dans le Code de construction du Québec.
Cependant, les bétons de moins de deux ans contiennent des
chaux libres qui réagissent très mal aux chlorures contenus
dans les sels de déglaçage. Les fabricants recommandent
également d'assécher la surface du balcon avec un linge
pour éviter que l'eau de fonte - résultant de l'application
de sels de déglaçage - ne pénètre le béton.
Cette dernière recommandation s'avère difficilement
applicable, étant donné les périodes de grands
froids que l'on connaît au Québec.
Recommandation de l'APCHQ
En outre, l'APCHQ recommande fortement de privilégier
l'utilisation de sable ou de fin gravier. Vu les restrictions des
fabricants à l'égard de l'utilisation de sels de déglaçage,
il s'avère beaucoup plus simple de s'abstenir d'en saupoudrer
sur vos balcons de béton afin d'éviter que leur surface
ne s'écaille ou ne s'effrite tel que démontré
sur la photo ci-jointe. Le sable et le gravier nécessitent
certes plus d'entretien, mais ces deux produits sont assurément
un gage de performance du béton de votre balcon.
A propos de l'APCHQ
L'APCHQ transige avec plus de 17 000 entreprises
réunies au sein de 16 bureaux régionaux, affirmant sa
position de leader dans l'industrie de la construction et de la rénovation
résidentielles. En 1976, elle a instauré un programme
privé de garantie sur les bâtiments résidentiels
neufs, duquel s'est largement inspiré le gouvernement pour
définir les standards de la garantie obligatoire en 1999. Proactive,
elle a créé en 1986 un plan de garantie couvrant les
travaux de rénovation. Elle a également mis sur pied
la bannière Réno-Maître en 2002. L'Association
et ses membres effectuent ainsi 76 % des travaux en habitation.
Depuis 1997, l'APCHQ est la plus importante gestionnaire de mutuelles
de prévention du domaine de la construction. Etant le seul
agent négociateur patronal des relations de travail dans le
secteur résidentiel, elle défend les intérêts
de quelque 12 000 employeurs et 25 000 travailleurs.